Le conseil lecture du #Festivaldepolar Nuit blanche du Noir de #Mons pour éponger
Le sang des innocents (S.A. Cosby).

Pour s’occuper de son père, Titus Crown, ancien agent réputé du FBI, est revenu dans sa ville natale dont le nom, Charon, prophétise une situation délicate. Rapidement, vu son expérience, Titus devient, au grand dam d’une bonne partie de la population, le premier shérif noir élu démocratiquement à ce poste. Entre tension raciale, réseaux de drogue et crise économique, Titus a du boulot pour maintenir l’ordre et faire respecter la loi.
Quand Latrell, un jeune délinquant (noir) tue Monsieur Spearman, le prof (blanc) le plus aimé du lycée, et qu’il est abattu par un flic (blanc) de l’équipe de Titus, la tension monte dangereusement.
Mais, loin de se laisser aveugler par les discours haineux oscillant entre fanatisme à réprimer sauvagement et bavure à éponger au plus vite, Titus veut faire toute la lumière sur ce qu’il considère comme un crime de désespoir. Et ce qu’il va découvrir mettra littéralement sens dessus dessous une petite ville obligée d’affronter ses chancres et ses abcès secrets.
En lisant ce thriller social tourmenté, au rythme fou, on prend mieux conscience de ce que la vie d’un Afro Américain, tout shérif qu’il est, constitue un incessant combat pour le droit à une existence digne. En dehors de la délinquance-puissance et de la drogue-refuge. Le poids du passé esclavagiste est tellement prégnant dans les mentalités du Sud et dans les mœurs, que, parfois, les victimes elles-mêmes finissent par endosser le rôle du coupable. Voilà une indispensable lecture pour déciller nos yeux et nos esprits .(CD)
Le sang des innocents (S.A. Cosby) Sonatine 2024, Pocket 2025. Traduit de l’anglais (Etats Unis) par Pierre Szczeciner
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Pour des raisons de lisibilité, ce texte utilise le masculin dit «générique » pour désigner des ensembles mixtes. Il n’est donc pas genré.
