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L’affaire Bramard (Davide Longo)
Depuis vingt ans, Corso Bramard reçoit d’étranges lettres anonymes, aseptisées, sans la moindre trace suspecte, dans lesquelles il trouve un extrait d’une chanson de Leonard Cohen. Il le sait pertinemment : c’est Automnal, l’assassin de sa femme et de sa fille qui, au fil des ans, continue à le narguer. A l’époque du drame, il était le plus jeune commissaire de police d’Italie, le plus efficace, lui dont les méthodes étonnantes faisaient mouche. C’est pour cela qu’on lui avait confié l’enquête sur Automnal. Après le drame et la déchéance personnelle qui s’en est suivie, il lui a bien fallu se recontruire.

Il a quitté la police, est devenu enseignant. Il fait de l’escalade, la nuit la plupart du temps. Il vit seul, en ermite ou presque. En ascète ou presque. Il n’a gardé de lien étroit qu’avec Arcadipane, son second, aujourd’hui lui aussi devenu Commissaire.
Pourtant, dans la dernière lettre qui vient d’arriver, un élément incongru, une petite erreur d’Automnal, va permettre à Corso de se lancer, à nouveau, dans une recherche effrénée. Où, bien sûr, il risque de perdre le peu de son fragile équilibre retrouvé. Mais parfois le désespoir éclaire d’un jour nouveau l’horreur que l’on côtoie depuis si longtemps.
Dans un roman que l’on pourrait croire choral par sa construction mais qui n’est qu’un leurre de la narration, on est happé par cette affaire qui se recontruit pièce par pièce, détail par détail, à vingt ans d’écart. Le récit est passionnant de bout en bout avec, évidemment, quelques retournements de situation survenant à point nommé pour ferrer plus encore le lecteur, désarçonné mais séduit par l’étrange Corso Bramard. Et il faut souligner l’écriture originale et très belle qui donne toute sa force et sa lumière à ce récit d’une noirceur profonde. Et, par conséquent, l’excellent travail de sa traductrice Marianne Faurobert. A lire, toutes affaires cessantes.
L’affaire Bramard . Davide Longo. Editions du Masque 2024, Points 2025. Traduit de l’italien par Marianne Faurobert .
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