Spécial Festival : Les Dames de guerre

Le conseil Spécial Festival dixième édition de la Nuit blanche du Noir de #Mons pour suivre
Les Dames de Guerre, Saïgon (volet 1) et Opium Lady (volet 2) Laurent Guillaume
Vivre son rêve

En 1953, l’Indochine est déchirée par une guerre qui oppose vietminhs communistes, annamites et français. Le grand reporter Robert Kovacs la couvre pour le magazine américain Life. Elisabeth Cole, photographe chez Life, se morfond à la rubrique mondaine. Quand la mort de Kovacs est confirmée, Elisabeth réussit à persuader son directeur qu’elle doit prendre sa relève sur le terrain. Alors, Elisabeth quitte tout, son poste sans risque et le cours tout tracé d’une vie feutrée, pour réaliser son rêve et devenir correspondante de guerre. À Saigon ou au Laos, face aux pires dangers, elle va se retrouver plongée dans un univers de combattants, d’espions ou de trafiquants. Mais rien ne peut l’arrêter.

Le chemin de l’opium

Et dans le deuxième volet de la série, elle réussit même à persuader la reine de l’opium, la mystérieuse princesse shan Olive Yang, de lui raconter ses secrets pour un grand reportage. Elisabeth décide alors de suivre la princesse dans l’acheminement d’une cargaison d’opium jusqu’à Bangkok. Mais, là encore, le danger guette à chaque pas de mule, et entre la Birmanie, la Thaïlande et la Chine, les deux femmes vont devoir affronter de terribles situations rendues plus atroces encore par la violence qui règne entre des pays embourbés dans une guerre sans fin.

Dans les deux premiers volets de sa saga, « Saïgon » et « Opium Lady », Laurent Guillaume nous livre un récit qui relève tantôt du roman d’aventure et d’espionnage, tantôt du thriller ou du polar, et même du roman historique tant le texte est documenté. Sa série passionnante aborde non seulement une époque peu connue, mais elle montre aussi la difficulté pour les femmes d’imposer leurs choix et leurs aspirations au début des années cinquante. Et comment la figure presque scandaleuse d’Elisabeth en devient iconique, par son inébranlable quête de liberté. Pas étonnant que la série ait été couverte de prix. Et nous attendons avec impatience le 3ème volet « China White » que Laurent Guillaume présentera au festival !

(Christine Defoin)

Les Dames de Guerre, Saïgon (volet 1) et Opium Lady (volet 2). Laurent Guillaume. Robert Laffont, 2024 et 2025

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Publié par Nuit blanche du Noir

Festival des littératures de Mons (Belgique)

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