Spécial Festival : Les disparus d’As Covas

Le conseil Spécial Festival Nuit blanche du Noir de #Mons pour comprendre ce que sont devenus

Les disparus d’As Covas (Susana Fortes)

15h30.  Dimanche 12 août 1979. Nicolas et Hugo Cadavid Freire, dix et douze ans, demeurant au lieu-dit As Covas, partent jouer avec leur copine Maria Blanca Suances Diaz, 8 ans,  en vacances chez ses grands-parents.

Cache cache mortel

A 20h, ce soir-là, c’est la fête du Castro. Et pourtant les enfants ne sont pas là. Se sont-ils cachés ? Ou enfuis? L’alerte est donnée. Le village se mobilise, on organise une battue. Mais les garçons ne réapparaîtront plus.  Blanca sera retrouvée  le lendemain, inconsciente et amnésique , étendue dans un panier en osier, telle Moïse, dans une zone frontalière du Portugal.

Loup y es-tu ?

25 ans plus tard. Après des études en littérature scandinave,  Blanca a décroché une bourse pour l’Université de Copenhague où elle vit désormais et où elle travaille aussi en freelance pour une agence littéraire.  Quand le téléphone sonne ce matin-là, elle est persuadée que la directrice veut lui confier un nouveau travail. Mais c’est le journaliste Luis Lobo qui l’informe : on a retrouvé les restes de Nicolas et Hugo. Le monde s’écroule.  Blanca va devoir revenir en Galice. Tenter de se souvenir. Oser regarder en arrière. Affronter ses peurs.

Bas les masques

Dans ce thriller psychologique subtil, où l’introspection est renforcée par le choix d’une narration en je, Susana Fortes nous raconte tous ces vides qui – paradoxalement – construisent les êtres humains. Les pertes, les fuites, les départs, les abandons, les trous de mémoire,… Et le choix du silence quand la vérité, atroce, est littéralement indicible. Mais aussi l’incapacité à être vraiment soi aussi longtemps que ces vides ne sont pas comblés et que n’arrivent pas les réponses aux questions enfouies. Dans une écriture délicate et cependant puissante – et soulignons le beau travail de la traductrice! – Fortes nous entraîne dans les tréfonds d’une âme blessé. Poignant. (Christine Defoin)

Les disparus d’As Covas. Susana Fortes. L’archipel.   2026 Traduit de l’espagnol par Martine Desoille.

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Publié par Nuit blanche du Noir

Festival des littératures de Mons (Belgique)

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