Le conseil lecture du vendredi soir: Le secret d’Alger

Le conseil lecture  du Festival de polar Nuit blanche du Noir de #Mons pour déjouer la menace que représente

Le secret d’Alger (Adib Benazzi)

Janvier 2016. Les six derniers mois ont été durs pour Djalal, Sa femme a demandé le divorce et exigé la garde des enfants, la compagnie British Airways l’a momentanément relevé de ses fonctions de pilote de longs courriers pour abus d’alcool, son caractère renfermé et taiseux ne s’en est pas trouvé amélioré, …

De Londres à Alger

Pour fuir ses échecs, Djalal quitte Londres et vient trouver refuge, comme souvent, à la Cité Melki, Alger, dans l’appartement de ses parents décédés depuis près de 30 ans dans un accident de voiture. Ici, il retrouve la ville de son enfance et le souvenir du cocon familial grâce auxquels il espère se reconstruire. Car c’est ici qu’il a vécu jusqu’à la fin de son adolescence entre un père, imam sévère dont il a hérité le caractère taciturne, et une mère archéologue passionnée de musique et de ballets.

Retour vers le passé

Mais le sort s’acharne sur Djalal car un corps décapité est retrouvé au pied de son immeuble et, peu à peu, il apparaît que cet assassinat n’est rien d’autre qu’un message sanglant à son intention. Mais adressé par qui? Et pourquoi? Et, sur cette très vieille photo découverte par hasard, qui sont ces hommes qui entourent son père, jeune et souriant, en costume d’officier de l’air?

Djalal se retrouve alors embarqué dans une quête du passé qui va l’amener d’Ukraine en Inde, de New York à Cuba, du Cap à Tamanrasset, sur les traces d’un très ancien secret dont ses parents avaient dû, un temps, être les dépositaires et qui avait pris leur vie.

Comme dans son premier roman, Marée Basse, Benazzi nous embarque dans une intrigue très documentée et complexe, autour du monde, pour nous convaincre, si besoin était, de l’universalité du mal, de la violence et de l’ambition sans limite. A travers les époques et les lieux, sans le moindre temps mort et dans un rythme presque cinématographique, il nous montre comment le monde est régi par quelques uns dont le seul souci est de préserver, quoi qu’il en coûte, les alliances qui les maintiendront au pouvoir. Ça vous rappelle un air bien connu d’aujourd’hui ? (Christine Defoin)

Le secret d’Alger d’Adib Benazzi fait partie des 15 finalistes francophones du Grand Prix de littérature policière 2026. Résultat le 24 septembre.

Le secret d’Alger (Adib Benazzi) Presses de la Cité, 2026.

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Ce texte est soumis à la loi sur la reproduction. Autorisation à demander à inculq@gmail.com . Pour des raisons de lisibilité, ce texte utilise le masculin dit «générique » pour désigner des ensembles mixtes. Il n’est donc pas genré.Texte garanti sans IA!

Publié par Nuit blanche du Noir

Festival des littératures de Mons (Belgique)

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