Spécial Festival : T’attendre

Le conseil Spécial Festival dixième édition de la Nuit blanche du Noir de #Mons pour passer des jours à
T’attendre (Marianne Périlleux)

L’isolement

C’est ce soir-là que les autorités ont proclamé le confinement de toute la population. Portes closes. Interdiction de sortir.  On en  ignore les raisons. Un coup d’état ? Une menace nucléaire ? Une épidémie ? Une déclaration de guerre? Rien ne filtre. Tout est  contrôlé, les repas lyophilisés sont apportés chaque jour pour éviter à la population de sortir, les voitures de police font des rondes incessantes et les médias muselés ne diffusent plus que de sirupeux programmes feel good.

Les jours passent.

Seul le téléphone permet à Isabelle de garder le contact avec sa fille Rose et Martin son nouvel amour pour qui elle avait tout quitté. Mais l’éloignement et la séparation érodent les plus fermes intentions, même si Isabelle et Martin trouvent un moyen surprenant de s’aimer encore à distance.

Les semaines passent.

Pour s’occuper l’esprit Isabelle décide de ranger la maison, ses souvenirs,les vieilles diapos… Evidemment, elle ne s’attendait pas à ce que ses yeux d’adultes regardent les photos de l’enfance d’un œil différent. Et y perçoivent une autre réalité qui va bouleverser sa vie plus encore que l’enfermement.

Ce court roman noir dystopique, dans lequel seuls la voix et le regard lient encore les uns aux autres, nous plonge au cœur d’une solitude forcée et instrumentalisée qui va se révéler terriblement anxiogène et finalement pernicieuse. Une belle écriture classique pour nous rappeler, en fin de compte le sens et l’importance du mot liberté. (Christine Defoin)

T’attendre. Marianne Périlleux.  Academia.   2026 

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Texte garanti sans IA!

Publié par Nuit blanche du Noir

Festival des littératures de Mons (Belgique)

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