Le conseil lecture du vendredi soir: D’où personne ne revient

Le conseil lecture  du Festivaldepolar Nuit blanche du Noir de Mons pour réfléchir avant de se rendre à l’endroit

D’où personne ne revient (Clarence Pitz)

Marie Seghers gît, grièvement blessée, à bord du bateau avec lequel elle pensait aborder North Sentinel, une île interdite du Golfe du Bengale, en compagnie de son frère, de son fiancé  et de leur guide. Mais c’est une pluie de flèches qui les a reçus, laissant les trois hommes morts et exposés, pour l’exemple, sur la plage. Quand Marie est sauvée de l’enfer par l’armée indienne, elle se retrouve en état d’arrestation, menottée sur son lit d’hôpital. Vouloir aborder l’île de la Sentinelle où vit l’une des dernières populations préservées de la planète est puni d’emprisonnement par le  gouvernement indien et Rohan, le flic chargé de l’affaire est bien décidé à appliquer la loi.  Qu’est-ce Marie Seghers, (très) riche héritière belge, certes née en Inde mais revenue en Belgique à l’âge de deux ans, pouvait bien aller faire là-bas ?

C’est ce que Parvadhî, la jeune avocate indienne commise pour sa défense, va tenter de comprendre.  Mais pour ce faire elle va devoir elle-même affronter les démons de son enfance. Car, au fil des déclarations de Marie, Parvadhî reconstruit une succession  d’événements  qui la rapprochent du fameux tueur à la torche sévissant à Pondichéry 20 ans plus tôt et dont sa mère a été la victime.

Ce roman, dont on vient à peine d’ébaucher les premières lignes, se construit sur un principe de dualité. Une chronologie en deux périodes qui se répondent (2005 – 20025), deux frères que tout oppose (l’un richissime, l’autre presque marginal), la « civilisation » versus « le monde indigène », une société de gens « respectables » versus les « dalits »  ces hors castes autrefois appelés intouchables, une façade de stricte  moralité couvrant les pires déviances, la violence face au désarroi… A partir de cet écheveau déjà complexe, se déroule une intrigue façon puzzle qui emmêle les fils d’un récit géré de main de maître. C’est un rare plaisir de lecture de se voir emmené dans les méandres sinueux  de l’histoire sans jamais se sentir égaré et en gardant l’envie de tout comprendre. Qui plus est, Clarence Pitz est aussi devenue une vraie spécialiste des intrigues situées dans d’étranges lieux et ça, c’est passionnant ! (Christine Defoin) 

 D’où personne ne revient . Clarence Pitz. Belfond, 2026

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Texte garanti sans IA!

Publié par Nuit blanche du Noir

Festival des littératures de Mons (Belgique)

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