Conseil polar du vendredi soir

Le conseil lecture du Festival Nuit blanche du Noir pour une fin de semaine à poursuivre la …

Poussière dans le vent (Leonardo Padura)

Vous avez beau parler de livres et, de semaine en semaine, conseiller les textes que vous avez aimés, il arrive parfois que vous restiez sans voix et que les mots vous manquent pour décrire une lecture qui, justement, vous transporte au-delà des mots, pendant un long moment hors du commun, extra-ordinaire ou exceptionnel dans le sens premier du terme (relevant de l’exception). Une de ces lectures qui marquent l’esprit autant que les sens et l’âme ou le cœur. Une de ces lectures que vous vous obligez à ralentir pour retarder l’inexorable moment du mot fin, pour respirer encore un peu de cet air que l’auteur a créé autour de vous, pour ne pas savoir (enfin) ce qu’il advient de ces personnages incarnés pour vous. Une de ces lectures auxquelles vous pardonnez tout, même ses infimes longueurs ou ses redites. 

Une de ces lectures dont, au fond, vous ne pouvez rien dire parce qu’il y aurait tant à dire, et que vous ne pouvez pas la réduire à 2000 signes ou la résumer en quelques lignes.

Poussière dans le vent de Leonardo Padura est de ces lectures-là. Et puisqu’ici il le faut … C’est (peut-être) l’histoire d’une bande d’amis d’enfance qui se retrouvent sans cesse dans la grande maison de l’un d’eux pour faire la fête et pour parler politique. Sauf que… On est au début des années 80. Et à Cuba. Quand l’un d’eux meurt (suicide ? meurtre ?) et que l’île entre dans  cette terrible période de privations, la bande commence, elle aussi, à se désagréger. Et à s’égailler dans le monde. Seuls, Clara et  Bernardo restent dans la maison.  En 2010, une photo sur facebook et un incroyable concours de circonstances (mais n’est-ce pas le propre du hasard d’être incroyable ?) oblige les amis à se retrouver, rendant désormais impossibles les secrets, les mensonges, les petites ou les grandes compromissions…

Poussière dans le vent - Editions Métailié

Ce roman, nous fait vivre les 40 dernières années du Monde, nous emmenant de Cuba au USA en passant par l’Espagne ou la France. Mais il nous met aussi face à nous-mêmes, au sens des choix que l’on fait. Ou pas. Ce roman ne raconte pas seulement une histoire cubaine. Il parle d’amour, d’amitié, de sexe, de peur, de trahison, de mensonges, d’impostures, d’intelligence, de cœur, d’exil, de retour, de maladie, de joies… Bref, il est universel parce qu’il parle de la vie, de notre terrible condition d’être humain. (CD)

Poussière dans le vent.  Leonardo Padura. Editions Métailié, 2021. Traduit de l’espagnol (Cuba) par René Solis.

Courez acheter ce livre chez votre libraire habituel, évidemment! Sinon, commandez Poussière dans le vent  sur Librel, le site des libraires francophones indépendants de Belgique.
Ce texte est soumis à la loi sur la reproduction. Autorisation à demander à inculq@gmail.com.


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