Le conseil lecture du vendredi soir: Le piège

Le conseil lecture  de Nuit blanche du Noir, le Festival des écritures noires de #Mons pour tenter de ne pas tomber dans

Le piège (Olivier Bal)

15 février 2016. Columbia. Maryland.

Franck n’a pas eu une enfance facile. Après la mort de sa mère, il a dû subir les violences d’un père alcoolique qui finira noyé, et il s’est  donné la mission de protéger sa sœur Sarah. Et, pour cela, il lui faudra bien commettre quelques délits et autres cambriolages. Mais aujourd’hui, les choses semblent changer.

Désormais, il contrôle mieux sa colère et peut  même croire que la vie lui sourit. Car il aime Joan plus que tout et est aimé en retour. Certes, Joan est vétérinaire alors qu’il n’est que le livreur. Certes, Joan est plus âgée que lui. Certes, Joan est mariée avec Harry Miller de qui elle un fils ado. Mais ils s’aiment, n’est-ce pas. Alors, quand Joan lui a annoncé qu’elle voulait arrêter leur relation, dans un geste de colère réapparue, Franck l’a poussée et Joan vient de se fracasser le crâne sur la table en verre.

Harry Miller ne peut pas accepter que le meurtrier de sa femme adorée soit dans la nature. Il met tout en œuvre pour le retrouver et quand c’est fait, il  le coince pour toujours, croit-il,  dans un piège infernal d’où Franck, quoi qu’il fasse et où qu’il aille, ne pourra pas s’échapper. Pour que le souvenir de Joan ne s’efface jamais. La nasse de la haine se referme et les morts se succèdent autour de Franck…

2026… Dix ans de traque à travers les territoires les plus reculés des Etats Unis. Dix ans sans que le balancier du temps fasse son oeuvre d’estompe.

Dans une succession de courts chapitres à la chronologie mélangée  pour mieux nous dérouter, Olivier Bal nous propose un récit aussi machiavélique que le piège conçu par Harry Miller. Et, du même coup, il nous entraîne dans une réflexion douloureuse sur l’impact paradoxal du souvenir que l’on doit entretenir, coûte que coûte, si l’on refuse qu’il s’efface. Tout dès lors n’est plus qu’apparence, construction, trompe l’oeil, comme dans ces toiles du XVIIème, destinés à jouer sur la confusion de la perception du lecteur.

Et  ce thriller vraiment original, s’achève sur une série de twists qui à force d’être, en définitive, atrocement humains, en deviennent émouvants, et nous rappellent la phrase de Gabriel García Márquez: « Se souvenir est facile pour ceux qui ont de la mémoire, mais oublier est difficile pour ceux qui ont du cœur. » (Christine Defoin)

Ce conseil vous a donné envie de lire Le piège? Retrouvez ici d’autres conseils à-propos des romans d’Olivier Bal: Les limbes et Le maître des limbes , Roches de sang, La forêt des disparus, Méfiez-vous des anges, La meute, Malaven

Le piège . Olivier Bal. XO éditions, 2026.  

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Texte garanti sans IA!

Publié par Nuit blanche du Noir

Festival des littératures de Mons (Belgique)

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